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Plaisir d'écrire

"Là... Comme ça..."

19 Mars 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Amour en musique

     Ah… Son mystérieux… Laura ne pouvait décidément pas s'empêcher d'être comme ça. Mais dès qu'il était question de SON Benoit, toute raison la quittait. Laura n'était plus objective. L'amour et le désir qu'elle ressentait pour CET homme corrompaient son bon sens. Son corps vibrait. Son cœur pulsait. Son esprit se perdait.
    Second Home by the Sea de Genesis… 
    Ça faisait depuis un bon moment qu'elle avait perdu la raison. Ce qu'il lui importait, c'était d'écouter son cœur, ses sentiments. Son corps, les sensations qu'elle ressentait. Mais que voulez-vous… Quand un seul être compte pour vous, alors vous n'êtes plus objectif, objective. Vous avez cet être dans votre corps, dans votre cœur et dans votre tête. Alors, vous avez envie de tout lui offrir. Tout simplement parce que vous l'avez dans la peau, cet être.
    Et là… Laura, elle aussi, était à fleur de peau. L'homme dont elle était folle…  qu'elle désirait plus que tout… avec qui elle sortait désormais… Le fait qu'il soit comme ça, dans cette position… Il était tout à elle… Il ne pouvait pas… plus lui échapper. Oh… non.
    («Il est tout à moi… Rien qu'à moi… Il n'y a que moi… Il faudra me passer sur le corps, d'abord… Et ça… C'est pas gagné… Croyez-moi, les filles.»)
    Laura se disait ça, dans sa tête.
    Son mystérieux… Il était là, comme ça… 
    Les jambes écartées, un peu comme s'il faisait une chandelle en cours de gym, en EPS. Il était tout à elle. Et il y prenait du plaisir… Laura avait beau en jouir, au plus haut point… Elle avait toujours du mal à y croire. SON Benoit… Il avait les jambes en l'air, le bassin surélevé par un coussin qu'elle avait placé au préalable pour que ce soit confortable pour son petit ami musico. Elle y tenait, plus que tout. Elle était comme ça, Laura.
    Je me masturbais. Pas plus vite, pas plus fort. J'écoutais ce que me disait Laura. C'était un peu comme ces filles, ces camgirls et ces «Jerk Off Instructions» de plus en plus en vogue. Sauf que là, Laura, elle, n'était pas derrière un écran. Elle était là, en chair et en os. Corps et âme et sexe. Nous étions ensemble dans ce lit… et nous faisions l'amour, encore et toujours. Je me masturbais sur le rythme que Laura m'imposait. Ce n'était que pur délice… Et je la laissais faire… Je la laissais me toucher. Me caresser… Me lécher. Là… Comme ça. 
    Je buvais ses paroles, ses instructions. Je voulais appliquer à la lettre ce qu'elle me disait. Elle m'initiait. Tout à l'heure, quand elle m'avait parlé de son passé, de sa vie sexuelle, elle m'avait dit qu'après avoir goûté au sexe, cette belle chose ne l'avait plus jamais quittée. Ça faisait partie d'elle, depuis.
    Maneater de Nelly Furtado… 
    Je buvais ses paroles, ses instructions. Si elle me guidait, si elle avait encore et toujours dans ses mains les rênes de ma… de notre première fois, c'était parce qu'elle avait une certaine connaissance des plaisirs charnels, divers et variés, quels qu'ils étaient. De plus, elle avait bien plus d'expérience, par définition. Si elle disait les choses comme ça, si elle m’ordonnait un changement de rythme ou carrément d’arrêter de me toucher ET de me donner par conséquent du plaisir, c’était justement parce qu’elle savait l’effet que ça faisait, le plaisir que l’homme était en train d’avoir… la jouissance qu’il aurait plus tard, la suite à donner à ces caresses, baisers et autres attouchements. Je me laissais faire. Je m’en remettais à elle.
    – Chéri… Je te lèche… J’y prends beaucoup de plaisir à faire ça… J’ai beau t’en donner, moi… TOI, tu m’en donnes en retour… Si, si, je t’assure! Tu as les jambes grandes ouvertes… Tu me laisses faire… C’est comme ça que j’en ai, du plaisir, moi aussi… Continue, bébé… J’aime… 
    (…) 
    Elle a marqué aussitôt un temps d’arrêt.
    C’était comme un peu plus tôt, quand nous faisions l’amour… quand je la pénétrais, en missionnaire, et qu’elle avait eu son premier orgasme avec moi. J’avais eu besoin de reprendre mon souffle, de recouvrir mes esprits. Et là, après l’amour, elle avait osé m’appeler pour la toute première fois «Chéri». Là, et bien qu’elle m’avait déjà avoué son amour, il n’y avait plus eu aucun doute possible. J'étais corps et âme… et sexe à elle, j'étais désormais son petit ami attitré.
    Là, elle venait… de m'appeler… «Bébé»?
    Sur le moment, ça a été comme une piqûre de guêpe que je recevais. Je n'ai pas bougé d'un poil. Cependant, étant donné que ce n'était pas un mot que j'avais entendu de sa bouche jusqu'à ce moment, ça m'a d'autant plus… Surpris? Non. Je savais que Laura était audacieuse comme ce n'était pas permis. Et je savais, d'autant plus, dès lors, que je n'étais pas… plus au bout de mes surprises. Alors… Surpris? Effectivement, non. Oh… que non. L'effet de «piqûre» me donnait un coup de chaud, en fait. J'avais la peau qui me picotait. La chair de poule. C'était une putain de sensation étrange. Une putain de sensation agréable.
    J'ai regardé Laura.
    Elle m'a aussitôt regardé.
    Elle m'a souri presque instantanément. Elle m'a déposé un tout petit baiser mouillé sur la cuisse.
    Liquid Love de Roy Ayers, morceau jazz… 
    Un baiser à la Laura, quoi.
    J'ai poussé un soupir de plaisir. J'ai-mais… 
    – Aah… 
    – Oh? Oh! Mon Benoit… Bé… bé… Oui… Tu es MON bébé. Tu es bien… Je le sais… À… moi! Tout à… moi! Continue de te masturber, chéri… Là. Comme… ça. Pu… tain! J'aime! J'aime te voir la prendre, ta belle queue… Con… ti… nue.
    Laura haletait. Elle soupirait, elle aussi. Elle faisait des bruits sensuels et ça avait le don de m'émoustiller au plus haut point. Elle me faisait fondre. Elle me faisait craquer. Oui. Elle me rendait fou, inexorablement. Je la laissais me… toucher. Me… caresser…  M'embrasser…  Me… lécher… Tout ça, en toute impunité. J'y prenais… tellement de plaisir.
    Mais ce n'était pas que l'effet des caresses. Ça allait au-delà du sexe, de la pratique sexuelle en question, l'anulingus, le «rimming» comme disent les anglophones. Il se trouvait que j'adorais ça, la regarder. La regarder faire, le cas échéant. De voir ma petite amie… la femme dont je tombais amoureux, petite touche par petite touche, s'occuper de moi comme elle le faisait… De la voir y prendre du plaisir TOUT AUTANT qu'elle m'en donnait… Je ne pouvais que garder les yeux sur elle. Il ne pouvait pas en être autrement.
    Et là, précisément, j'avais les yeux braqués sur elle. Ma position renforçait cet effet. Ce que je voyais me faisait une énième fois perdre la raison… Laura avait la langue tirée et elle me caressait par l'intermédiaire de tout petits coups. Des coups amples, avec le plat de sa langue. Elle me léchait litté-ra-le-ment. J'étais… on-ne-peut-plus attentif. Ses yeux étaient fermés quand elle me donnait les coups de langue, quand son visage était collé à mes fesses. Je lâchais prise. Et elle, elle en faisait tout autant. Elle ne posait pas de question et elle s'occupait de mon anus comme bon lui semblait. Et pourtant, elle était… restait délicate. Tendre. Ces caresses étaient légères comme des plumes. Je sentais le plaisir monter en moi. J'avais même l'impression de planer dans les airs tellement j'étais détendu. C'était trop… bon. Je ne m'en lassais décidément pas.
    Come Back to Me de Cunnie Williams… 
    – Mon Benoit… Aah…
    Elle a relevé la tête pour me regarder. Ses yeux étaient de nouveau ouverts. Ils étaient on-ne-peut-plus brillants. Elle avait la langue tirée. Sa belle «petite» langue rose, joueuse et coquine à souhait… Promesse de bien de plaisirs… Des plaisirs divers… et variés. Et je lorgnais aussi la naissance de sa poitrine généreuse… Ça ballottait, malgré le  fait que Laura soit allongée sur le ventre.
    – Bébé… Continues de te toucher… Encore un petit peu… Continues de me mater… Mes jolis gros seins blancs… Tu les aimes… T'en prives surtout pas, beau mystérieux… Et moi… Je vais la reporter sur toi, ma langue… 
    J'en ai soupiré de plaisir.
    C'est dingue, quand on y pense, mais rien que ses mots, quoi! L'effet qu'ils produisaient sur moi… Et ce n'était pas sur n'importe quel grain de voix qu'elle les prononçait… Les mots et les actes allaient de pair. Ce n'était que du plaisir… 
    Let the Music Play de Barry White… 
    Laura avait de nouveau les yeux fermés. Je l'observais. Je ne la quittais plus des yeux. Je n'en perdais pas une miette. Les yeux fermés, elle se donnait, elle aussi, corps et âme. Ses coups de langue étaient juste… sen-su-els. Je ne maîtrisais plus rien. J'osais pousser des gémissements éloquents, des petits cris. Je n'avais plus aucune vergogne. Elle, je pense qu'elle essayait au maximum de tirer toute la quintessence du plaisir qu'elle me procurait. Et puis… Je savais désormais que c'était une pratique qu'elle appréciait tout particulièrement… C'était sûr qu'elle s'en donnait à cœur joie, Laura.
    – Mmmh… Ton «petit» cul, mon chéri… Ton trou… Il a pas éclos, encore… Ce n'est que partie remise, mystérieux… Oui… Juste… Détends-toi… Je vais être toute douce… T'as rien à craindre… Continues d'avoir confiance en moi… Dis oui au plaisir… Car c'est que du plaisir… Là. Comme ça.

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