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Plaisir d'écrire

Nus

30 Avril 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Amour en musique

Laura a repris contact et pied avec la réalité. Elle avait vu sa vie défiler pendant quelques instants. Et là, elle était avec moi.

Je l’ai vue secouer la tête de gauche à droite, de droite à gauche, un peu comme si elle venait de se réveiller et qu’elle cherchait à avoir les idées claires. Je l’ai regardée a-tten-ti-ve-ment. Presque avec intensité. Moi aussi, je voulais savoir ce qu’il y avait dans les profondeurs de son âme.

Mess Is Mine de Vance Joy…

– Laura…

– Be… noit… Aah…

Elle a soupiré de joie. Comme… c’était étonnant.

– Je ne rêve donc pas… T’as vraiment dit ça, chéri.

– Et moi je dis que c’est quelque chose dont tu rêvais et dont t’avais envie, avec moi.

– Mmmh… Peut-être, mon cœur…

– N’est-ce pas, Laura?

C’était à mon tour d’être insistant. Mais il fallait me comprendre, moi aussi. J’avais furieusement envie de les découvrir, ces plaisirs sur lesquels je fantasmais mais qui m’étaient inconnus. Je savais qu’avec moi, Laura en mourait d’envie, elle aussi. CQFD…

Sa tête s’est détachée et s’est éloignée de mes cuisses écartées.

– Benoit… Benoit… Allonge-toi sur le dos…

Je l’ai regardée mais je n’ai pas dit un mot.

Bien sûr que j’étais frustré qu’elle stoppe ses caresses audacieuses et qu’elle casse ainsi le rythme. Mais… D’un autre côté… J’étais curieux de ce qu’elle allait encore faire. Je me tenais prêt.

Je me suis complètement allongé sur le dos.

Même si la couette était humide, couverte de nos sueurs, elle restait confortable. Et je me laissais aller, dessus.

Je l’ai vue se pencher sur moi. Elle continuait de ne pas me quitter des yeux, bien sûr.

C’était bien ce que je pensais… Laura allait, d’un instant à l’autre, s’allonger sur moi. C’était écrit. Et j’en avais tout aussi envie. Du coup, je suis resté allongé comme je l’étais. Néanmoins, je me tenais prêt à accueillir son joli «petit» corps contre le mien. En réalité… Je mourais d’envie de toucher de nouveau sa peau, son corps. Pour être honnête… Je n’attendais que ça.

Laura m’avait surpris, une nouvelle fois. Ne m’avait-elle pas dit, quelques instants plus tôt, qu’elle avait furieusement que je la touche… mais une fois qu’elle se serait bien occupée de moi et que j’aurais joui? Encore une fois, j’avais dû mal comprendre… Et si ça faisait comme quand elle avait commencé le massage… et qu’elle m’avait finalement avoué qu’elle en voulait plus, qu’elle me voulait… tout entier? Avec Laura, je savais désormais que je pouvais m’attendre à tout… et à n’importe quoi. C’était aussi simple que ça.

Rhoo… Qu’elle était mignonne. Et… toujours autant émoustillante. J’avais encore et toujours envie d’elle. Et je sentais bel et bien que je tombais amoureux.

– Benoit… Mon beau mystérieux… Accueille-moi dans tes bras… C’est là que je veux être…

Là. Nos corps se touchaient de nouveau, désormais. J’entourais le sien de mes bras. Je la serrais fort contre moi. Son «petit» corps m’émoustillait. Au plus haut point. Elle était jolie, elle sentait bon. Et sentir ses formes et ses courbes toutes contre moi… J’en mourais d’envie. Je la sentais se prélasser tranquillement. Elle remuait un petit peu son corps. À mon avis… L’intention n’était pas innocente…

– Mon chéri… Tu sens comme je bouge contre toi? Tu me sens? C’est de ta faute, quoi! Tu me mets dans tous mes états!

Je sentais ses longs cheveux roux presque sur mon visage. Ses seins, ils étaient collés à mon torse. À travers les mouvements, je les sentais bouger. J’avais, de plus, pu me créer une banque d’images depuis notre rencontre. J’avais pu faire des captures d’écran, si l’on pouvait dire, et je les avais sauvegardées précieusement dans un coin… chaud de mon esprit… désormais dévergondé. Que Laura soit telle qu’elle était, c’était ce dont j’avais envie. Ni plus, ni moins.

– Ma chérie… Toi aussi, tu es là. Et là, tu es allongé sur moi… Si tu savais… Si seulement tu savais à quel point tu m’émoustilles, jolie rousse…

– Je… crois savoir, mystérieux…

– A… tten… tion…

– Quoi, Benoit?

– C’est pas ce que j’ai dit tout à l’heure?

– Je ne vois pas de quoi tu parles, mon cœur.

– A… tten… tion…

– Tu sais que c’est pas bien de jouer à ce jeu-là avec moi, Benoit… Tu devrais pas t’y risquer, si tu veux mon avis…

– Ton avis… Ton avis… subjectif et corrompu, tu veux dire à présent, ma belle… Et je… crois savoir que t’aimes qu’on te tienne tête, Laura…

Nous étions en train de jouer. Nous le savions pertinemment. Nous le faisions parce qu’on aimait ça, tout simplement. Encore une fois… Quand je lui disais un peu plus tôt que ça n’aurait pas été pareil avec une autre fille… Avec une autre fille, justement, peut-être que ça n’aurait pas été la même chose… Peut-être que l’attitude de la fille, en fonction, ne m’aurait pas poussé à être audacieux et à répondre du tac au tac comme je prenais goût à le faire avec Laura. Laura me mettait en confiance, à l’aise. Et ça faisait que je m’épanouissais à ses côtés.

– Mmmh… Tu marques un point, là, mon amour… Oui… J’aime jouer. Et j’aime plus particulièrement quand le mec avec qui je sors et/ou je couche accroche à mes «trip» et les partage avec moi. Et là, toi… Non seulement tu es exa-cte-ment l’homme sur lequel j’ai fantasmé, mais tu fais aussi table rase de ton passé et tu te libères à mes côtés. Hmm… Je pense que tu deviens toi, Benoit. Je veux dire… Ton véritable yoi. Et moi… C’est comme ça que je te veux.

One More Time de Daft Punk...

Même si Laura transpirait, je devais reconnaître que sa peau restait malgré tout douce au toucher. C’était ce qu’il faisait que le contact de nos deux corps, l’un contre l’autre, me faisait perdre la raison à force. Ses cheveux sentaient bon et j’aimais le fait qu’ils soient autant longs. Ses lèvres étaient parfumées à la cerise. Ses seins étaient relativement gros et je les aimais. Oui… J’avais beau dire… C’était un fait que je ne pouvais plus du tout nier. Mais justement! C’était quelque chose qui lui plaisait, qui la… touchait, Laura. Déjà qu’elle était nue… Que je sois comme ça… À ce moment-là, à ce stade-là… Elle se sentait d’autant plus comme ça. Nue.

Nous étions comme ça. Oui.

Nus.

Aussi bien au sens propre qu’au sens figuré.

Laura était allongée sur moi ET elle me chevauchait par définition dans le même temps, en quelque sorte. De sentir son corps comme ça… L’espace d’un instant, je me suis imaginé ceci et/ou cela de notre future vie de couple. Nos réveils… Moi qui suis aux petits soins et qui lui apporte son petit-déjeuner au lit… Elle qui se réveille en pleine nuit et qui me taille une pipe parce qu’elle a été prise d’une envie… Elle et moi qui nous nous disputons parce que nous ne sommes pas d’accord sur telle chose… Quand j’y ai pensé… Je savais que ce serait passionné avec Laura et qu’elle avait son caractère bien à elle. Que ce ne serait pas rose tous les jours. Que ce serait un baptême du feu pour moi. Mais justement! Je n’avais pas envie d’une fille toute lisse, qui laisse passer sans rien dire mes quatre volontés. Ma sœur Jessica en est un exemple concret et ça fait que nos relations sont… compliquées, toujours à couteaux tirés. Mais… Moi aussi, quand tout est beau, quand tout est rose… Je ne sais pas… Il me manque quelque chose.

Cependant… Dans le même temps, et là je suis paradoxal… J’aime tout autant les moments où tout est calme, où le rythme diminue en intensité. Et là, après cette mise en bouche, après ces préliminaires… On se câlinait.

Every Me Every You de Placebo…

Laura était allongée de tout son long sur moi. Mon corps était, en quelque sorte, un second matelas. Elle y était bien. Je l’entendais respirer. Elle reprenait son souffle, elle aussi. Et je sentais… Je ressentais chaque centimètre de son corps. Oh! Je… bandais. Je le sentais. À… mon… avis… Laura ne pouvait que le sentir, elle aussi.

– Benoit… Tu ne peux pas t’en empêcher… Je te sens, tu sais? J’aime ça… Parce que t’as envie de moi. Ne mens pas! Tu peux pas… Mys-tér-ieux… Ça me plaît… Ça me plaît beaucoup… Je t’ai promis que t’allais jouir… Je te l’ai dit…. Ça va arriver… Mais t’as pas tout donné, encore… Ché… ri… A… lors…

The Power of Love, version de Céline Dion…

– Benoit… Reprends la position que tu avais. C’est définitivement comme ça que je te veux, que tu m’excites. Pu… tain! Si tu savais à quel point tu m’émoustilles, à quel point je suis fofolle quand t’es comme ça… Be… noit.

Je n’avais pas besoin de me le faire répéter.

Tout simplement parce que c’était de ça dont j’ai envie, moi aussi.

Laura s’est détachée de notre étreinte et s’est écartée.

Ça n’allait être que partie remise…

Ça n’allait plus être qu’une question de temps avant qu’elle…

Les fesses confortablement reposées sur l’oreiller, surélevées, je me suis laissé aller. Les jambes écartées, nu, je n’attendais plus qu’elle...


 


 


 


 

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