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Plaisir d'écrire
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Je SAIS ce que je VEUX

22 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Romain et Sarah

Je VEUX être sensuelle pour MON homme. Pour mon Maître d’un soir.
    Sexy.
    Et… Si je me mets à le provoquer comme je le fais, petite touche par petite touche, depuis que je suis partie aux toilettes et plus particulièrement depuis que je suis revenue, c’est parce que je SAIS ce que je VEUX. Je suis lancée. Je suis en confiance. Je SAIS que tout se passera bien, peu importe ce qu’il se passera. Peu importe ce que Romain décidera, peu importe ce qu’il entreprendra parce qu’il le désirera… Je VEUX être main dans la main avec lui. Voilà. C’est ce que je VEUX. Et… Ouais… J’ai beau avoir envie de le provoquer un peu, le piquer au vif, un peu comme une guêpe alléchée par un barbecue lors d’un jour particulièrement radieux d’été… À trop justement lui infliger des piqûres, je vais me brûler les ailes. Et si ça arrive… Je SAIS que Romain saisira la balle au bond. Je VEUX que ça se passe comme ça. Je VEUX!
    J’ai chaud.
    C’est électrique entre nous.
    J’aime…
    Parce que… Quand Romain me touchera pour de bon… Je SAIS que je ne répondrai de rien… et que je serai sur la même longueur d’onde que lui. Quelque chose me dit… qu’il y a de fortes chances pour que les événements soient ainsi. C’est ce que je VEUX. Mmmh, oui. Ni plus, ni moins.
    Ce n’est pas tous les jours que je suis nue comme ça dans un restaurant. Dans d’autres contextes, ça ne respecterait pas les mœurs. «Attentat à la pudeur», c’est le terme pénal exact. Mais, là… Tant que les codes du libertinage sont respectés et appliqués, tout est permis. Et là, assise à cette table, en face de mon mari, je porte mes lèvres à la flûte que je tiens dans ma main droite.
    Je savoure le délicieux champagne qui pétille dans ma bouche et qui est capiteux. L’alcool descend dans mon corps et je prends un énième coup de chaud.
    – Sarah… Tu devrais te regarder dans une glace… Même si… je pense que… tu l’as déjà fait quand tu es allée aux toilettes, tout à l’heure… Tes joues, elles sont rouges… Le rouge te va bien, ma belle… On est à table, là, soit… Parce que… Sinon… On serait tout de suite allés au coin câlin et j’aurais fait main basse sur toi direct’. Mais fais gaffe, Sarah… Fais bien attention à ton «p’tit» cul… C’est que partie remise…
    Rhoo… Sa voix… Bon… dieu! Pu… tain… Décidément! Elle est grave, limite caverneuse. Elle est suave, sex-y. Qu’est-ce qu’il m’excite quand il parle… C’est simple: je ne réponds plus de rien. Et là… Les mots qu’il vient de prononcer… Ce n’est pas… possible! Il me tente ou quoi? Je dis ça… Je ne dis rien… Mais s’il dit ça… Qu’il les assume, ses propos, alors… Parce que moi aussi, j’ai faim… Et pas que de nourriture… Mais étant donné que ce soir, je suis sa soumise… La soirée promet d’être intense. D’ailleurs… Romain m’en donne un aperçu des plus prometteurs… et des plus émoustillants depuis le retour dans notre chambre d’hôtel en fin d’après-midi, après notre jolie journée en amoureux dans Paris. Oui… La soirée est la continuité de la journée et c’est pourquoi je sais au plus profond de moi qu’elle est riche en promesses. À mon avis… Il ne peut pas en être autrement non plus dans l’esprit de mon mari en ce moment même. Qui plus est… L’atmosphère est chargée en électricité entre nous. L’intensité est palpable. C’est ce que j’aime.
    – Tu es tout en beauté ce soir, ma chérie. Tu fais définitivement de moi l’homme le plus heureux sur Terre, Sarah. Je te mange des yeux depuis tout à l’heure et notre préparation pour cette soirée, dans la chambre. Je te mange surtout dans la main, mon amour, tu sais…
    Pu… tain! Est-ce qu’il a… seulement… conscience des mots qu’il dit… et de l’effet qu’ils me font?? À… mon avis… Je pense que oui, il le sait, Romain. Ne faut-il pas que je me souvienne qu’il mène la danse depuis tout à l’heure? Le plug… Le bandeau qui m’a privé temporairement de la vue… L’ordre d’aller aux toilettes, de retirer ma petite culotte et de la lui donner… La fessée devant les clients du restaurant… Mes petits seins dénudés… Oui. En réalité, je suis perdue. Vaincue. J’aime Romain plus que tout. Et non seulement je l’aime si fort, mais je brûle ardemment aussi pour lui. C’est simple: je suis in-sa-tia-ble. Et j’ai très faim depuis tout à l’heure. Pas que de nourriture… Je ne crois pas que je doive encore le préciser. Le champagne est délicieux et l’alcool fait que j’ai tout autant chaud. Tout à l’heure, j’avais déjà chaud quand j’étais descendue aux toilettes mais c’était dû à l’excitation, ni plus, ni moins. Le «rosebud» dans mon cul couplé à ma nudité… Romain dominant et moi, soumise… Le bandeau sur mes yeux puis nous deux, à notre table… Ce n’est alors pas difficile de comprendre pourquoi ET à quel point je suis devenue une boule de désir prête à exploser.
    Nous savourons nos flûtes de champagne. Nous nous regardons dans le blanc des yeux. Sans ciller, sans cligner. C’est décidément intense, ce qu’il est en train de se passer. C’est excitant. Une partie de moi savoure le moment. Le champagne est bon et il pétille sous le palais. La musique est à volume raisonnable et elle est agréable à écouter. Tout autour de nous, des bruits de couverts se font entendre et l’assistance parle, chuchote, murmure. Elle rit, glousse, soupire. Et nous, nous nous mangeons… Nous nous bouffons des yeux. Quand mon homme me regarde comme il aime le faire dans pareil cas, j’ai l’impression d’être passée aux rayons X. Et laissez-moi vous dire que c’est tout sauf désagréable. Je suis la femme que Romain désire. Il n’y a que MOI.
    Romain repose sa coupe délicatement sa table. L’instant d’après, il attrape la serviette posée à la gauche de sa fourchette et s’essuie la bouche avec. Là encore, qu’est-ce qu’il est élégant dans ses gestes… Je craque pour lui, c’est sûr et certain, ça! Je ne le quitte pas des yeux. Je bois ses paroles ET j’ai faim de le voir. Ça aussi, c’est ma nourriture. Et quand il est question de mon mari, dieu sait que je ne suis ja-mais rassasiée. Oh… non.
    – Sarah… Tu me regardes… Tu me quittes pas des yeux… Tu rougis… Et tu sais quoi? Je viens de voir couler une goutte de sueur sur ton visage. Tu sais ce que je pense? Hmm… Oui… Toi, tu as envie de moi… Tu te retiens même de ne pas me sauter dessus. J’ai raison, n’est-ce pas, mon amour? Hmm… Oui… J’ai raison. Je te quitte pas des yeux, moi aussi, tu sais? En réalité… L’évolution de la soirée… L’évolution de l’état de ton excitation… et de ton désir… Ça me fascine, Sarah. Parce que… Si c’est déjà comme ça, là…  
    Romain s’interrompt encore en plein milieu d’une phrase. Il est énigmatique et laisse planer le suspense. Il laisse planer la menace aussi, en quelque sorte. Et c’est moi qui suis dans sa ligne de mire. Aussi masochiste que je peux l’être, ses mots m’excitent. Au plus haut point. Il ne m’allume pas. Enfin si, quelque part. Non, ce n’est pas m’allumer comme quand on est adolescent et qu’on veut plaire à untel ou à untelle mais qu’après, on se désintéresse de cette personne. Alors non, mon homme n’est pas comme ça. Il est pervers et il sait manipuler mon désir et mes envies. Mais il en fait toujours quelque chose. Et là… Me parler, me dire que mes seins pointent et que je transpire… Me parler, me dire que ses yeux sont constamment sur moi et que cet effet qu’il me fait le fascine… Et je dois dire que… Qu’il sache pertinemment que je suis pantelante… Ça me met encore plus dans tous mes états. Romain ne m’allume pas. Il ne fait que raviver la femme qui brûle en nous. Il me remet le courant et c’est comme si on m’injectait un shoot d’adrénaline. Comme si j’avais pris un coup de jus.
    Ce mélange de romantisme et de libertinage… Ce mélange de sensualité et de coquineries… J’aime ça. J’en raffole. Et si c’est déjà comme ça, là… J’ose à peine imaginer comment je serai lorsque la soirée sera terminée…
    J’ai le cœur qui bat fort dans ma poitrine. L’alcool me rend chaude et ce n’est plus un secret désormais que j’ai les joues rouges. J’ai les yeux dilatés et les tétons qui pointent. Je mouille et mon anus accueille toujours le plug avec délice. Je sais que je ne tiens plus en place. Il m’est impossible de me calmer. Que Romain me porte le coup de grâce, par pitié! Tiens… Je vais faire quelque chose pour le provoquer. Comme ça, ça va le piquer au vif. Comme ça, il me donnera ce dont j’ai de plus en plus envie. C’est à dire… LUI.
    Je plonge mon regard dans le sien. Je me mords volontairement, délibérément la lèvre supérieure. Puis, je tends la main droite vers ma flûte de Bollinger 61 et je la porte à mes lèvres. Inutile de préciser que je suis dans la peau de la séductrice et que je veux faire perdre les pédales à l’homme qui est assis pile en face de moi. Je l’aime de tout mon coeur...et je le désire plus que tout. Je ne quitte pas cet homme des yeux. Cet homme m’appartient. Et il va se jeter sur moi, s’emparer de moi parce qu’il ne pourra plus du tout se contrôler. C’est ce que je veux…
    Romain fronce les sourcils.
    Je hausse un sourcil et je continue de le regarder de manière intense. Je veux le chauffer jusqu’à ce qu’il fasse main basse sur moi. Et quand ça arrivera… Je lui appartiendrai corps et âme. Je me donnerai entièrement à lui. Je le veux.
    – A… tten… tion, Sarah… Tu devrais faire gaffe… Par le passé, j’ai déjà pu te montrer ce qui se passe quand tu me chauffes… Fais gaffe à ton «p’tit» cul car il risque de prendre chaud. Ou cher. Ou bien les deux. On verra… T’as chaud au cul, de toute façon…
    Je hausse les épaules, comme si je faisais l’innocente. Je fais la maligne. C’est fait d’exprès. Je SAIS CE QUE JE VEUX. Je l’aurai.
    Je reporte la coupe à ma bouche et avale une autre gorgée pétillante. Effectivement, je fais ma maligne. Mais je n’attends plus que ça… Que Romain… me baise comme il l’entendra ce soir…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Frissons de l'amour

21 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Haïkus

Frissons de l'amour,

Premiers regards, premiers baisers,

Savourer l'instant.

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Le calme pendant la tempête

16 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Amour en musique

La vie est belle. Elle est ponctuée de jolies choses et de surprises, il n’empêche. C’étaient Laura et moi, au lit et nous vivions le moment présent.

– Benoit… Mon amour… Je vais continuer de m’occuper de toi… Je te le promets. Mais… Ces moments-là…. Toi et moi… On discute… On pose la première pierre de notre couple, là… Profitons…

Être à ses côtés, ça m’avait manqué, je devais dire. Oui, ça me plaisait, ça m’excitait, bien sûr. J’adorais la facette sensuelle, coquine, libidineuse de Laura. Ça ne faisait même pas l’ombre d’un doute. Mais moi aussi, j’appréciais ce calme après la tempête.

– Laura… Moi aussi, je veux profiter de tous ces moments qu’on vit là. Chaque moment… On en a parlé tout à l’heure… Tu es tellement mignonne. Ta sensibilité… Et que dire de ta sensualité… Quand je te disais que c’est toi, la femme dont j’ai toujours rêvé.

Nous étions à fleur de peau, aussi bien au sens propre qu’au sens figuré. On était côte-à-côte, corps-à-corps. On se parlait de tout et de rien. On se parlait de notre histoire, de notre amour naissant.

– Benoit… Ces moments où l’on se parle… Ça aussi, j’en ai rêvé. Et là, tu me parles. Tu te révèles, tu te mets à nu. Tu es de plus en plus transparent. Je lis en toi comme dans un livre ouvert.

La voix de la jeune femme était douce. Elle était calme, caressante. C’était agréable… Plaisant. C’était indéniable, le fait que Laura continuait de me faire du charme. Pourtant, quand elle faisait ça, quand ça lui prenait comme ça d’un coup, j’aimais.

– Toi aussi, tu es transparente, Laura. Tu te dévoiles, tu te mets à nu et j’aime ça, te découvrir petit à petit, MA jolie rousse. Toi aussi, tu es transparente, Laura. Quand je te disais tout à l’heure que t’as plus à jouer les «grosses dures»…

La respiration de Laura est une jolie musique à écouter lorsque la jeune femme se détend et qu’elle est apaisée. Pour le musicien et mélomane que je suis, c’est une sonorité intéressante. Agréable.

C’était électrique comme intensité. Palpable. Notre premier rapport sexuel, notre première nuit teintée d’amour et d’ivresse, de passion et de sensualité… Nous allons longtemps nous en souvenir.

I Can Dream about You de Dan Hartman...

La vie est belle et quand deux personnes se rencontrent, quand elles accrochent et qu’elles s’attirent, la magie naît. Dès lors, ces deux personnes se plaisent et ont du plaisir à être ensemble.

– Hmmm… Chéri… Quand tu parles… Quand tu ME parles… C’est sûr que je suis… transparente… Et tu sais pourquoi, Benoit? Tu me mets à nu, toi aussi. T’auras peut-être beau dire… Toi aussi, tu lis en moi comme dans un livre ouvert.

Au plus profond de moi, il me paraissait évident que Laura ne se contenterait pas, ne se satisferait pas de ce câlin, de ce calme pendant la tempête. La jeune femme rousse est comme elle est… Elle frapperait, repasserait à l’action tôt ou tard.

– Laura… Un cœur tendre bat en toi. Là…

J’ai… osé poser la main sur son corps, là, sur sa peau. Non loin du creux de ses deux beaux gros seins aux larges aréoles roses. Laura s’est laissée faire. Elle ne me quittait pas des yeux.

– Jolie rousse… Ton cœur bat… Un cœur bat en toi, il est tendre. Laura… Regarde-moi. Regarde-moi bien dans les yeux. Un cœur tendre et généreux bat en toi. Tu me plais. Je suis bien avec toi. Je le sais. Et je t’aime, Laura.

Laura m’a alors regardé. Ses yeux ne me quittaient pas. Non… Elle n’avait pas du tout envie de me quitter du regard. Ce que je venais de dire, là, était planté bien profondément en elle. Mes paroles… la touchaient.

– Benoit… Aah… T’entendre dire tout ça… Ces mots trop mignons… Que tu ME les dises… Rien qu’à moi… T’es… chou, chéri. Autant j’a-dore faire l’amour, autant… j’aime être en phase avec mon petit copain.

Laura s’est interrompue. Bien entendu, je l’ai regardée. Et quand je l’ai observée attentivement, je comprenais pourquoi sa phrase était laissée en suspens. Ses yeux était brillants. Elle ne disait pas un mot. Elle me regardait. Et puis…

– Benoit… Mon amour… Mon unique amour… Je suis complètement en phase avec toi. Je le sais. Ça s’explique pas. Ou peut-être que si. C’est écrit bien profondément ET bien lisiblement en moi, c’est tout. Toi… À… mon avis…

Elle m’a regardé.

Je l’ai regardée instantanément en retour.

Elle m’a souri et m’a tendu le bout de ses lèvres.

Je lui ai souri et j’ai posé mes lèvres sur les siennes.

Out of My Mind de Duran Duran…

La vie est belle et quand deux personnes sont en phase l’une avec l’autre et qu’il y a de l’amour dans l’air, les dégâts sont perpétrés. Et dès lors, il ne leur reste plus qu’à se laisser aller, qu’à savourer cet amour et ce désir naissants.

– Mmmh… Moi aussi, je suis bien à tes côtés, ma jolie rousse. Et tu le vois, n’est-ce pas, que je suis on-ne-peut-mieux, Laura? Tu le vois? Je pense que… ça te fait… quelque chose.

Pour étayer mes propos, j’ai relevé un sourcil et je ne l’ai pas lâchée du regard. Elle, elle me regardait de la même manière. Elle, elle avait les yeux brillants. Mais… Surtout…. Le sourire aux lèvres…

– Je le vois, que tu es bien, mon ange. C’est grâce à moi. À mon contact, tu deviens toi. Ça prendra le temps que ça prendra mais je t’aiderai à faire émerger ton véritable toi, chéri. Je tiens à toi comme à la prunelle de mes yeux, Benoit. Mmmh, oui… Je t’aime, mon mystérieux.

Rhoo… Que Laura est belle quand elle a le sourire aux lèvres. Les dégâts sont perpétrés et il n’y a plus rien que je puisse faire, alors. Les dégâts sont perpétrés et je ne réponds plus de rien.

– Moi aussi, je tiens tout autant à toi, Laura. Que tu parles, que tu sois comme ça avec moi, ça me fait quelque chose. Et petit à petit, je sais qui tu es, comment tu es.

En quelques heures, c’était fou comment la jeune femme m’avait mis en confiance. J’étais bien à ses côtés et je me laissais aller. C’était aussi simple que ça. C’était une nuit des plus agréables qu’on vivait là. Notre toute première nuit d’amour…

– Mon amour… Mais j’aime ça, le fait que tu apprennes à me connaître! Que tu me découvres, que tu m’apprivoises… Ché… ri… Mystérieux… Joli mystérieux… Mais moi aussi, je te découvre… et te cerne de plus en plus… De mieux en mieux, même…

On se mangeait des yeux.

Les yeux dans les yeux, on renforçait l’amour… et le désir que l’on avait l’un pour l’autre.

Ces moments-là… Le calme pendant la tempête, si l’on peut dire… Et nous comptions bien en profiter.

Leave the Door Open de Bruno Mars…

La vie est belle et quand les deux amoureux se mangent des yeux et qu’ils sont très vite inséparables, c’est un véritable feu d’artifice d’amour et de passion où ils sont à la fois actifs ET spectateurs.

– Benoit… Je… Tu le sais. Je n’ai… Je ne veux plus rien cacher. Ma boîte de Pandore… Tu l’as ouverte… TOI! Ne la refermes pas, beau mystérieux. Plus jamais… Et toi… J’ai encore bien des choses à découvrir sur toi, ce que tu caches… Et t’as bien des choses à découvrir avec moi, a… mour. Je te le promets.

Affectueuse et amoureuse comme elle l’est, Laura s’est blottie contre moi et m’a déposé un tendre petit baiser sur le front.

Moi aussi, je voulais les découvrir justement, ces choses! Laura me mettait tellement en confiance. Et comment elle s’y prenait… J’étais tout cuit, tout rôti. Tels que nous étions là, elle et moi sur l’oreiller, c’étaient des moments inoubliables.

– Si tu continues comme ça, Laura… C’est sûr que j’en ai l’eau à la bouche, de les découvrir, toutes ces choses. A… vec toi. Continue de m’initier comme tu le fais, de me dévergonder. Tu fais ça tellement bien, mon cœur. J’ai confiance.

Le calme pendant la tempête, ça a du bon. Ça ne fait pas de mal. J’avais chaud et j’avais le cœur qui battait la chamade. Elle, ses yeux étaient vifs. Ils étincelaient tellement.

– Laura… Tends-moi tes lèvres… Elles sont bien dessinées. Elles ont ce bon goût de cerise… T’es tellement jolie, Laura. Mais c’est pas qu’une question de physique. Je veux dire… Oui, ton corps est magnifique. Mais non, tu es bien plus que ça. Regarde-moi et écoute-moi, Laura. Tu… es… belle.

Laura me regardait. Par contre, elle ne disait pas un mot. Elle se contentait de braquer ses yeux dans les miens. L’expression de son regard était quelque peu… indéchiffrable. Comme si elle cherchait à savoir si c’était sincère.

– Je ne suis pas parfaite, Benoit. Ça, je le sais. Je pense que mon corps a des défauts, comme tout le monde. Ça ne fait pas l’ombre d’un doute. Pourtant… Quand tu me regardes, quand tu me parles, je sais au fond de moi que je le suis. Belle…

Son visage s’est avancé et s’est approché du mien.

– Benoit…

Les yeux dans les yeux, je lui ai souri.

– Mmmh… Oui, Laura?

Sa main droite s’est posée sur ma joue. Laura m’a caressé lentement, tendrement ma barbe de trois jours.

– J’ai envie de t’embrasser… Oui, je sais… Encore… Je m’en lasse pas.

Invisible de Duran Duran…

La vie est belle et quand ces deux amoureux sont dans le feu de l’action et qu’ils sont ravagés par les flammes de la passion, il ne leur reste plus qu’à aiguiser… et à en jouir. Et quand ils sont rassasiés, leur amour n’en ressort que plus fort. La tête sur l’oreiller, ils savourent leur amour à sa juste valeur.

– Laura… J’ai encore beaucoup à apprendre à tes côtés, je sais. Ce n’est que notre première nuit d’amour… Jamais je ne me suis senti aussi bien. Et tu sais pourquoi? Toi aussi, tu prends ton temps. Tu n’es pas brusque. Ce sont la douceur et le rythme parfaits. Oui, je sais… La perfection n’existe pas. Mais…

Nous n’arrêtions pas de nous regarder. Quand je disais que l’intensité était palpable et que l’atmosphère était électrique entre nous… Le calme pendant la tempête était des plus agréables mais j’avais toutefois conscience que ça n’allait pas durer. Elle me l’avait dit, Laura… Tant que je n’aurais pas tout donné, elle ne me lâcherait pas. Je ne jouirais pas totalement…

– En effet, Benoit. La perfection n’existe pas. J’ai beau être la femme de tes rêves, comme tu l’as dit tout à l’heure… Je ne suis pas parfaite. Loin de là. Toi, mystérieux… C’est pareil. Tu es l’homme auquel je rêvais, sur lequel je fantasmais… L’homme avec qui je mourais d’envie de faire l’amour… Tu n’es pas parfait. Soit. Mais tu es l’homme que j’aime, Benoit et ça, c’est plus important que tout.

Laura s’est mise à me tendre de nouveau ses lèvres. Un petit coup d’œil à ses seins, j’ai juste après refocalisé mon attention sur le visage de la jeune femme? Ses seins, je leur ai jeté un coup d’œil furtif, oui… Je savais qu’ils ballottaient quand Laura faisait le moindre mouvement. Et je n’étais pas insensible à ce spectacle des plus émoustillants.

– Tu peux décidément pas t’en empêcher, chéri. Tu les aimes, mes seins. Je t’ai vu, tu sais? Tu n’es… pas discret, mystérieux.

(Petit rire coquin.)

– Mais je te comprends… Tu n’y es pas insensible. Te caches pas, Benoit. Ça me touche, qu’ils te plaisent. Tu sais ce que je pense, ché… ri… Je veux que tu les aimes autant que tu en as envie. Mais là, Benoit… Mmmh… Tes… lèvres.

You de Tate McRae…

La vie est belle et quand les deux amoureux savourent leur amour et que leur sensualité s’aiguise petit à petit, au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaître, ils ont beau ne dire que quelques mots… En réalité, leur instinct parle pour eux. La vie est belle et les deux amoureux sont on-ne-peut-mieux. Ils se font du bien.

– Je ne le nie pas, Laura. Tes seins sont beaux. Tu m’as laissé les toucher, tout à l’heure… Tu m’as masturbé avec… Et tu les as agités contre mon visage. Je les ai tétés, tes seins… Jolie rousse… Ils sont beaux. Comment leur être indifférent? Comment ne pas être émoustillé? Laura… Je n’ai rien pu faire…

Laura me caressait avec ses yeux. Décidément, ils étaient expressifs. Ils étaient beaux, eux aussi. Leur éclat était remarquable et j’étais d’ors et déjà persuadé qu’en fonction des situations que nous allions rencontrer dans un avenir proche, Laura n’aurait même pas besoin de s’exprimer, parfois. Ses yeux en diraient long. D’ailleurs… En y repensant… J’en avais déjà eu un aperçu, lors de certaines séquences de cette nuit.

– Hmmm… Benoit… Je te regarde. Et tu les vois, mes yeux. Ils pétillent… Je le sais. Je suis persuadée même que je rougis. Mais c’est parce que tu me rends tellement heureuse. C’est aussi simple que ça. C’est toi… C’est TOI qui fais que je suis comme ça. TOI. Pas un autre mais TOI. Et ce même si les autres tournent autour de moi. Benoit… J’aime ces moments-là autant que le sexe.

Je buvais les paroles de la jeune femme. Non seulement elle était belle et elle avait tout pour elle, tout pour plaire, mais elle n’était pas moins intelligente et le charme qu’elle exerçait n’était pas que physique. Non. Ça allait au-delà. Le résultat en était que je la mangeais des yeux… parce que je ne m’en lassais pas.

– Benoit… Continues de me regarder comme ça et… Et je te promets que je ne me gênerai pas pour me jeter sur toi…

A Matter of Feeling de Duran Duran…

– Et si… c’était ce que j’attendais, jolie rousse? Parce que là… Tu vois… Toi aussi, tu es un plat de premier choix, Laura…

Laura m’a regardé. Elle avait les yeux ronds. Puis elle haussa un sourcil. Oh… Je… venais de dire quelque chose qui… ne lui plaisait pas?

J’étais confus. Laura était libidineuse, coquine, non? Oh… Et… si?


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

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Retrouvailles... charnelles

15 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Erotica

– Je ne pensais pas que je vivrais ça un jour avec toi, Damien.

La tête contre mon épaule et la main posée sur mon ventre, Mathilde me regarde. Ses yeux sont brillants. Elle reprend son souffle, elle aussi.

– On en a parlé, ces derniers jours… J’étais amoureuse de toi, Damien. Et là…

Mathilde s’arrête. En effet, on en a parlé, ces derniers jours… Elle demandait de mes nouvelles à ma petite sœur Pauline… Elle m’écrivait des petits mots, avec des jolis dessins et des cœurs. Ma sœur m’avait même dit un jour que Mathilde me trouvait beau et quand elle serait adulte, elle se marierait avec moi. Et puis, les années ont passé et on s’est perdus de vue. Jusqu’à…

Allongés dans son lit, nus malgré la couette humide qui recouvre nos corps, nous sommes bien. Je lui caresse tendrement les cheveux et je lui dépose un petit baiser sur le front. Mathilde soupire et elle me regarde les yeux dans les yeux. Sa main droite se pose sur ma joue. Mathilde est belle. Nous venons de faire l’amour et c’était beau. Bon…

 

Je suis là depuis deux semaines, de retour dans le village où j’ai passé mon enfance ainsi que mon adolescence. Je suis parti à mes dix-huit ans lorsque j’ai poursuivi mes études à l’université. Celle-ci se trouvait dans la plus grande ville de la région, à une dizaine de kilomètres du village. J’ai donc dû m’installer en ville, dans un petit studio étudiant d’environ vingt mètres carrés. J’y étais bien. J’ai passé six ans dans cette ville où j’ai obtenu ma licence d’Histoire. J’avais enchaîné sur un master pour devenir professeur d’Histoire-Géographie mais j’ai abandonné le cursus une poignée de mois avant son terme parce que ça ne me plaisait tout simplement plus. Je me suis inscrit dans une autre université du sud de la France pour suivre une formation d’un an afin de devenir guide touristique. La ville m’ayant plu au cours de l’année, j’ai décidé d’y poser définitivement mes valises. Ça fait désormais presque six ans. Mes parents, eux, habitent toujours le village.

Ma mère étant malade depuis plus d’un an, la faute à un cancer des poumons qui gagne du terrain petit à petit, je me suis accordé un break de deux semaines, histoire de passer le plus de temps possible à ses côtés pendant qu’il en est encore temps. Comme on dit: «On ne sait jamais de quoi demain sera fait»… J’ai donc voulu profiter de ma chère «petite» maman pendant que je le pouvais. Je ne voudrais pas regretter amèrement par la suite de pas avoir profité d’elle alors qu’elle est vivante en dépit de ce salaud de cancer. Pour venir jusqu’à chez mes parents, j’avais décidé de prendre le train. Mais avant… La santé de ma mère étant fragile, je ne voulais pas courir le moindre risque. J’ai donc réalisé un test Covid soixante-douze heures avant mon départ. Au final, le test s’est révélé négatif. L’avant-veille et la veille de mon voyage, j’ai préparé consciencieusement ma valise et j’ai veillé à ne rien oublier. La veille au soir, je me suis couché tôt parce que mon train partait tôt le lendemain matin. Je me suis endormi en pensant fort à ma chère maman, en me disant que vingt-quatre heures plus tard, on se retrouverait. J’avais la chanson de Jenifer Comme c’est bon dans la tête d’ailleurs, à ce moment-là. Le lendemain, donc, j’ai pris le train et mon père est venu me chercher à la gare de la grande ville. Là. C’était parti pour deux semaines en famille.

(C’est donc dans ce contexte qu’ont eu lieu mes retrouvailles avec Mathilde. C’est dans ce contexte que je suis au lit, avec elle. Nous venons de faire l’amour et nous sommes bien dans ce lit douillet. SON lit. Mathilde est bien et son sourire éclatant en dit long. Profitons…)

J’ai donc voulu jouir de chaque moment. Ma mère… Mon père… Mon autre sœur, la plus jeune, Luna… Pauline et son petit copain Ludovic se joindraient à nous pour les deux dimanches à venir. Déconneur et volubile comme je suis, j’ai usé et abusé de mes talents de pitre de première pour faire sourire ma maman, pour la faire rigoler sur commande. Et ça a bien marché, je dois dire. Mais il faut reconnaître que la maladie fait des ravages. Perte de poids et perte de cheveux dus à la chimiothérapie… Moral instable… Maman… Laisse-moi te remonter le moral.

Les jours se sont succédé et je voyais bien, effectivement, que la santé de ma mère décline petit à petit et qu’à force de se battre et d’être courageuse depuis plus d’un an, elle dépense beaucoup d’énergie. Elle est à présent de plus en plus fatiguée. Oui, on a passé des moments, unis, réunis, en famille. Mais non, la maladie n’évolue pas dans le bon sens. Ça me fait mal. Je ne veux pas la perdre.

 

(…)

Vous allez dire que j’ai mentionné Mathilde, nos retrouvailles et le sexe, là mais que je n’en ai pas encore parlé en détail. Soit. Patience…

Quand j'ai connu Mathilde, nous étions enfants. J'avais trois, quatre ans de plus qu'elle. Elle habitait le même village que moi. La maison est située en plein cœur du village. Celle des parents de la jeune femme, elle, a été construite à l'une des extrémités de la commune. Fatines est un petit village de moins de mille habitants (environ huit cent cinquante au jour d'aujourd'hui) qui se trouve à une dizaine de kilomètres de la grande ville du coin qui s'appelle Le Mans. Bien que nous avons quelques années d'écart, Mathilde et moi, il nous arrivait de nous voir pendant notre enfance. En effet, pour aller au groupe scolaire où nous étions inscrits et qui se trouvait à quatre kilomètres, sur la commune de Champagné, nous devions prendre le même bus et après, nous étions dispatchés dans les différentes salles de classe de l'établissement. Bien que nous étions dans des classes différentes du fait de notre léger écart d'âge évidemment, il pouvait arriver que je vois Mathilde lors des récréations. À cette époque-là, je me souviens qu'elle était plutôt une jolie petite fille. Elle avait les cheveux roux plutôt longs et son visage était constellé de taches de rousseur. Elle avait les yeux verts de vipère et une bouche bien dessinée. Et sa voix… Et son sourire… Rhoo!

(Je propose de faire pause et de vous parler de Mathilde plus en détail. C'est vrai… J'avais commencé à la mentionner en préambule et puis je vous ai parlé des raisons de ma venue chez mes parents. J'ai dit que Mathilde et moi, nous venons de faire l'amour après bien des années sans nous être vus. En quelques lignes, je vais tâcher de vous faire le portrait de cette jolie jeune rouquine avec qui je viens de coucher.)

Les années ont passé et nous sommes désormais adultes, tous les deux. J'ai trente ans. Mathilde en a vingt-six aujourd'hui. C'est donc bien ce que je pensais: nous avons quatre ans de différence. Les années ont passé et quand nous nous sommes vus, je l'ai reconnue plutôt sans difficulté, Mathilde. Elle était à vélo et elle avait voulu profiter du beau temps qu'il y avait ce jour-là. De mon côté, j'avais décidé de m'accorder un moment rien qu'à moi. J'avais emmené le chien de mes parents, Crispy, un brack allemand noir croisé labrador, et nous nous étions baladés dans le village, nous aussi. Près de l'étang, pas loin du tout de chez ses parents, à la sortie du village, elle était là…

Mathilde était là. Elle était descendue de sa bicyclette et elle marchait. Physique de mannequin, joli visage… Des cheveux roux qui étaient encore plus longs que pendant notre enfance… «Petit» corps, svelte… Un bon mètre soixante-quinze, des jambes longues et finement musclées… Sa peau était pâle, blanche comme une endive. Ce jour-là, elle portait une robe légère d'été qui lui descendait jusqu'aux genoux et elle avait chaussé des baskets multicolores. J'ai mis quelques secondes avant de réaliser: Mathilde était devenue une jeune femme.

Quand je l’ai vue, je l’ai immédiatement reconnue, donc. Ses cheveux d’un roux éclatant, ses taches de rousseur. Ses yeux de vipère… Ses lèvres, sa bouche bien dessinée… Il n’aurait pas pu en être autrement. Nous nous sommes regardés dans le blanc des yeux, sans ciller, sans cligner.

– Da… mien? C’est bien… toi? Mais qu’est-ce que…? Qu’est-ce que tu fais à Fatines? Ça fait belle lurette qu’on a pas vu ici! OH! J’suis trop contente! Il est à toi, ce chien? Il… est… trop… beau! Je peux le caresser?

D’un signe de tête, je lui ai dit que oui, elle pouvait. Mathilde a tendu la main prudemment vers la tête de Crispy… qui s’est laissé faire et qui a savouré les douces caresses de la jeune femme. Je la regardais faire, moi. Crispy était comme un pacha et semblait beaucoup aimer les caresses que Mathilde lui donnait.

– C’est un labrador, non? J’a-dore les animaux. Les chiens, en particulier. Il est beau, ce chien! Oh oui, il est beau! Il s’appelle comment?

– Crispy.

– Crispy? C’est un joli nom pour un chien, ça!

J’ai souri. Elle était près de la bonne réponse pour la race de Crispy. Et moi, je ne m’empêchais pas de la regarder...

(…)

Ça aurait pu être une simple rencontre et puis basta. Pas du tout… Ce jour-là, Mathilde et moi sommes restés un long moment ensemble à marcher, à discuter, à nous parler de nos vies respectives depuis que nous nous sommes perdus de vue jusqu’à… maintenant. Elle était célibataire, tout comme moi.

Ça a été vraiment un bon moment que l’on a passé. Tout au long de notre promenade, je m’étais senti bien. J’avais pris du plaisir à être avec elle. Mathilde avait la conversation facile et agréable. C’était plaisant de l’écouter parler de tout et de rien. Une magie certaine s’était créée entre nous et le courant passait bien. Ça a été alors que la jeune femme m’a pris au dépourvu. Je ne m’y étais pas attendu.

– Damien… Tu es encore plus beau que pendant notre enfance. Pauline te l’a dit… J’étais amoureuse de toi, petite fille… Et là, t’es de retour… Je sais pas pour combien de temps… Revoyons-nous…

Nous étions arrivés devant chez elle et elle m’a embrassé sur la joue avant de rentrer dans la cour de ses parents et de refermer le portail derrière elle. J’avais le souffle court et il m’a fallu du temps avant de reprendre conscience. Moi aussi, je voulais la revoir…

 

(…)

Les jours passaient et on passait bien deux à trois heures ensemble, chaque après-midi. On se baladait aussi bien dans le village que dans les environs. La forêt des «Sapins»… Les berges de l’Huisne… Le «pont romain», à Monfort… À vélo… À pied… Crispy avec nous… Oui… On aimait passer du temps ensemble. Et je n’étais pas dupe. Je savais qu’en fait… la jeune rousse en pinçait toujours autant pour moi.

Et à la fin de mon séjour ici, c’est à dire… tout à l’heure, Mathilde a joué son va-tout avec moi. Sachant que j’allais repartir incessamment sous peu, Mathilde s’est laissée aller alors nous étions arrivés chez mes parents. Elle m’a embrassé tendrement sur la joue mais ses lèvres ont très vite glissé et se sont retrouvées… sur les miennes. On… s’em-bra-ssait!

(…)

Tout à l’heure, vers dix-neuf heures, j’ai sonné à l’interphone du portail de la demeure des parents de Mathilde. Une bouteille de vin blanc à la main, j’ai attendu la demoiselle. Ce soir, elle m’a invité à dîner chez elle. Bien entendu, je me suis mis sur mon trente-et-un. J’ai mis un point d’honneur à me préparer ET à me faire beau. Je savais que Mathilde en pinçait toujours autant pour moi en dépit de toutes ces années sans nous voir. Et quand elle a ouvert le portail… WOUAH ! Elle était res-plen-di-ssan-te. Elle n’avait pas lésiné sur sa beauté et sur son charme. Subtilement maquillée, ses cheveux longs coiffés en chignon ce soir, une robe qui lui descendait jusqu’aux genoux et une paire de sandalettes, un bracelet de cheville côté gauche… Le sourire aux lèvres, bien sûr. Elle m’a invité à pénétrer dans la demeure. Elle m’a tendu ses lèvres et nous nous sommes embrassés. Main dans la main, nous nous sommes dirigés vers la maison tout en discutant de tout et de rien.

(…)

Maintenant que t’es là, chez moi, tout nu devant moi, je vais pas te laisser m’échapper, Damien… Oh… non. Mes rêves sont en train de devenir réalité!

Le dîner n’avait été qu’un prétexte! J’étais tombé la tête la première dans le piège de Mathilde. Oui, je savais que je lui plaisais comme quand nous étions enfants. Mais non, je n’avais pas vu venir ça. Mathilde est restée mignonne et elle s’est même davantage avec les années. Et quand elle s’est assise sur moi et qu’elle m’a embrassé comme une démente, toute résistance était déjà inutile. Un sourire malicieux aux lèvres, Mathilde m’a murmuré à l’oreille des paroles audacieuses mais dénuées de toute ambiguïté possible. Ses intentions… Ses attentions… Le, les désirs qu’elle avait…

Ça a été ainsi qu’elle s’est remise debout et qu’elle m’a donné la main. Ça a été ainsi qu’elle m’a entraîné dans sa chambre et qu’une fois la porte fermée, Mathilde s’est jetée sur moi et qu’elle m’a déshabillé intégralement sans perdre de temps, sans blabla…

(…)

Une fois nu dans la chambre, nous étions debout et nous nous faisions face. Mathilde en a profité allègrement d'ailleurs et elle m'a reluqué de la tête aux pieds. J'avais l'impression de passer aux rayons X mais c'était tout sauf désagréable comme sensation.

– Oui, Damien. Je te regarde. Je te reluque. T'es juste trop beau… Aaah…

Ses lèvres sur les miennes, elle a posé ses deux mains sur mon corps et elle l'a caressé attentivement, progressivement. Méticuleusement. J'en ai profité pour abaisser les fines bretelles de sa robe et la jeune femme m'a aidé dans ma tâche en la faisant coulisser et descendre à ses pieds. Elle était… entièrement nue, dessous! Elle avait un «petit» corps, un corps mince, avec des formes plutôt non prononcées. Moi aussi, je dévorais Mathilde des yeux, alors! Ça l'a fait glousser et sourire.

(…)

– T'es trop mignonne, toi aussi, Mathilde. Je plaisante pas quand je dis ça. J'ai envie de toi…

– Le dîner, c'était un prétexte, Damien. Je te l'avoue. Depuis que je t'ai vu l'autre jour, j'avais plus que ça en tête… M'imaginer dans un chambre… Dans un lit, avec toi… Et là… Non… Je n'en reviens pas… J'ai… J'ai envie de toi, moi aussi. Si fort…

Nous nous sommes remis à nous embrasser et dans le même temps, nous nous pelotions. Mathilde haletait sous l'effet des caresses que je lui faisais. Elle était déjà perdue… Elle se mordait la lèvre supérieure pour toute réponse.

– Damien… Damien… Je suis… excitée. Tu… Tu m'excites trop… Fais de moi ce que tu veux ce soir… Cette nuit… Fais-moi l'amour comme si c'était la dernière fois que l'on se voyait. J'ai envie de toi, Dam'…

J'ai porté ma main gauche dans le creux de son cou et je l'ai déplacée juste après sur sa joue gauche. J'ai regardé Mathilde. Mathilde m'a regardé.

– Quand tu me regardes comme ça, Damien… C'était dans mes rêves, quand on était gamins… Mais là, on a grandi et on va faire l'amour… Damien… S'il te plaît. Vas-y… Fais-moi l'amour… Je suis tout à toi ce soir… Rien qu'à toi.

(…)

Nous avons repris le cours de notre soirée. Que la première étreinte a été folle…

Nous nous sommes jetés l’un sur l’autre et nos mouvements sont vite devenus incontrôlables sous l’effet de la passion. L’explosion et la violence de notre désir ont été au-delà de ce que la jeune femme avait imaginé quand elle pensait fort à moi. À force de ne plus maîtriser nos gestes, nous nous sommes effondrés sur le lit. Les roulés-boulés se sont succédé et nous nous sommes retrouvés à tour de rôle à prendre le dessus sur l’autre mais sans que l’un ne puisse justement prendre l’ascendant sur l’autre et vice-versa. Tout ce qu’il nous importait, c’était que nous nous sentions bien… et que nous nous désirions. J’ai fini par prendre le dessus sur Mathilde et je lui ai murmuré à l’oreille qu’elle se laisse faire. Elle a gloussé et elle m’a ceinturé de ses bras pour que nos corps se touchent. Nous nous embrassions, nous haletions.

– Damien… Aaaah… Je suis bien… Touche-moi… Touche-moi! Caresse-moi!

Je l’ai regardée mais je n’ai rien dit. J’ai reçu le message cinq sur cinq. Alors, j’ai posé un doigt sur ses lèvres et je l’ai embrassée. Ma bouche est descendue ensuite le long de son corps…

(…)

J’ai veillé à ce que Mathilde se sente toujours bien. Et ça, ça passait par des baisers et des caresses. Par des regards et des sourires. C’était tout pour Mathilde, rien que pour Mathilde. Elle était allongée sur le lit et je lui ai écartée les jambes. Je l’ai regardée et je lui ai donné un cunnilingus comme j’aime les donner à une femme. Oui… C’était tout pour Mathilde, rien que pour Mathilde. C’étaient nos retrouvailles… et elles avaient fini par être charnelles. Je me plaisais à butiner sur le sexe mouillé, salé de la jeune femme. Et elle, ça lui plaisait, à l’entendre: sa main était dans mes cheveux et elle n’en finissait pas de gémir. À un moment donné, Mathilde a resserré les jambes autour de mon cou et elle respirait bruyamment. Son corps s’est mis à convulser sur le lit. Elle a crié très fort et son corps est retombé sur le matelas. Mathilde tremblait. Elle est pantelante. Elle avait… joui.

 

(…)

Nous sommes en sueur, elle comme moi. Elle vient de me parler… Elle a rêvé de CE moment mais elle pensait que, justement, ça n’en resterait qu’à l’état de rêve, de fantasme. Et là, nous nous regardons et nous nous sourions. Que Mathilde est belle… Ça a été un pur bonheur de lui faire l’amour. Vraiment. Il y a quelques instants encore, j’étais allongé sur elle et son vagin était délicieusement mouillé. C’était chaud à l’intérieur. Mathilde me touchait les fesses et les caressait. Elle me faisait aller et venir dans son minou quelque peu poilu mais entretenu. Son sexe enserrait bien le mien. C’était agréable. Et l’entendre prendre du plaisir m’a beaucoup excité, je reconnais. Je l’embrassais partout où je pouvais, je lui parlais. Elle me serrait fort contre elle, elle m’encourageait. D’un rythme lent au début, nous avons trouvé rapidement notre rythme de croisière et nos mouvements sont devenus plus fluides. Mathilde me guidait et au bout de quelques minutes, elle m’a griffé la peau du dos. Son corps suait et plus je la pénétrais, plus ses cheveux se décoiffaient. Son corps est devenu plus raide. La jeune femme a poussé un grand cri et m’a serré très fort contre elle. Elle… jouissait de nouveau. Même si elle avait joui, j’ai continué de la prendre mais je n’ai pas pu me retenir plus longtemps, le plaisir devenant plus intense et j’ai éjaculé dans le préservatif que j’avais enfilé au préalable.

Je me suis effondré de tout mon long sur Mathilde. Elle m’a enlacé en réaction. J’arrivais à sentir son cœur battre. J’entendais sa respiration haletante. Mathilde essayait de reprendre son souffle. Elle était totalement décoiffée et elle transpirait. Elle n’en était pas moins belle. Oh… non. Ses yeux étaient grands ouverts et ils brillaient. Mathilde avait le sourire aux lèvres et je voyais ses dents blanches. Oh… oui. Mathilde est devenue une belle jeune femme. Le temps d’un instant, je suis revenu dans le passé et j’ai revu la petite fille qu’elle était. Les cheveux roux à la Fifi Brindacier mais sans les couettes et les taches de rousseur sur son visage… Ses yeux verts de vipère et son «petit» air malicieux… Je me suis revu échanger avec ma sœur Pauline au sujet de Mathilde. Pauline me disait que Mathilde me trouvait beau et qu’elle m’a fait un beau dessin, avec des mots trop mignons et des petits cœurs rouges. Un baiser de la jeune femme m’a fait revenir à la réalité.

– Damien… C’est trop… bon de sentir ton corps contre le mien… Toi, tout nu… Moi, toute nue… Oui… C’est trop… bon…

(...)

– Je ne pensais pas que je vivrais ça un jour avec toi, Damien.

La tête contre mon épaule et la main posée sur mon ventre, Mathilde me regarde. Ses yeux sont brillants. Elle reprend son souffle, elle aussi.

– On en a parlé, ces derniers jours… J’étais amoureuse de toi, Damien. Et là…

Mathilde interrompt sa phrase. Nous nous regardons. Mathilde n’a pas besoin d’en dire plus. Non… Tout simplement parce que moi, je suis bouleversé. J’ai revu Mathilde, enfant puis adolescente quand j’ai replongé dans mes souvenirs. Et là, nous venons de coucher ensemble.

Je desserre quelque peu notre étreinte mais je le fais parce que je veux avoir une vue d’ensemble de la jeune femme. Qu’elle est belle…

J’ai l’ascendant sur elle mais je la caresse avec les yeux. Elle me regardait, le sourire aux lèvres. Sa main s’approche de mon visage. Elle se pose sur ma joue.

– Damien…

Elle me caresse ma barbe de trois jours. Elle est tendre quand elle me touche. Elle m’émeut quand elle me parle.

Je l’embrasse sur les lèvres. Je savoure ce baiser et j’en tire la quintessence. Je veux me souvenir à jamais de ce baiser, de ces retrouvailles charnelles. Qui sait de quoi l’avenir est fait? Qui sait ce qu’il se passera demain?

Ma bouche descend et j’embrasse dans le cou. J’entrouvre les lèvres et je dépose un petit bout de langue sur la peau. Je sens une veine pulser. Mathilde gémit.

– Damien… Rends-moi folle… Ça ne fait que commencer… Je veux t’appartenir pour la nuit…

Ma bouche continue de descendre. Elle dépose des baisers et des léchouilles sur son chemin. La «petite» rousse ne tient pas en place et remue sous moi. Elle m’émoustille.

Ma bouche se pose sur la naissance des petits seins. Leurs pointes sont tendus. Mathilde est excitée. Je prends un téton entre mes lèvres. Mathilde passe ses bras autour de mon cou.

– Damien… Oui… Je crois bien que… qu’elles ne font que commencer, nos retrouvailles… charnelles…

Bien que je sois plus gros qu’elle, elle me retourne et par le biais d’un énième roulé-boulé, je me retrouve sur le dos, allongé sur le matelas, la jeune femme espiègle sur moi. Elle me regarde, un sourire énigmatique aux lèvres. Et puis, son sourire s’éclaircit. Je vois ses dents bien blanches. Mathilde rougit. Malgré leur petitesse, ses seins tressautent.

– À nous deux, Dam’…

Mathilde se penche et s’allonge sur mon corps. Ses lèvres se posent sur les miennes et elle m’embrasse fougueusement. Je gémis contre ses lèvres. Les hostilités sont déclenchées… de nouveau…

Deuxième round...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C'est avril, alors

14 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Haïkus

C'est avril, alors,

Ne te découvres pas d'un fil,

Bébé... Je t'aime.

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How Does It Feel?

12 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Chanson

Verse 1

How does it feel

When they yearn for you?

How do you feel

If they turn you on?

Did you ever feel the same about me

Or was it just a game?

Tell the truth,

Anyway it doesn't matter,

Pretend and say the breakup was smooth,

You don't care,

Please live your life

And make your promises for the man next door

 

Chorus

Don't say I want to tell the world

You're a bad woman,

Don't be mistaken about the word,

I was the one to be mistaken;

How does it feel

When you put men upside down?

Time to kill,

So you make us blind

 

Verse 2

A man and his swimming pool,

You know he can't have you,

Make him a fool

And tell me it's not true,

You make fun of feelings

And you cry the day after,

Please your tears

Cos they're just tears of water,

How does it feel now

When it's time for him to go?

 

Chorus

 

Chorus

 

(How does it feel?) (x4)

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Étudiante B.U.

7 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Haïkus

Étudiante B.U.

Jolie brune, boucles d'oreilles,

Je vous vois sourire.

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Alexandrine

5 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #XV

Alexandrine... Depuis que je t'ai vue lundi

Dans ce covoiturage, pour la même destination,

Je dois t'avouer que tu me fais perdre la raison;

C'était pour la première et dernière fois, ainsi.

 

Jeune femme, la vingtaine passée, tu mènes bien ta vie,

Photographe, le nu artistique: ton expression,

Longs cheveux châtains, piercings, tatouages: sensations

Que tu peux faire ressentir par-là, par ici.

 

Alexandrine... Toi qui es bien volubile,

Je te verrais bien comme une femme versatile,

Je ne sais pas si tu es célibataire...

 

Alexandrine... Dis-moi si, passer mon chemin,

C'est ce que je dois faire, parce que, ni plus, ni moins,

Je ne sais pas si une rencontre est à refaire.

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Corps à corps

3 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Poèmes...

Tu dis que tu murmures à l'oreille des hommes,

Tu connais leurs désirs et ça te plaît donc,

Tu me regardes et tu me mets là, patraque

Puisque ton corps se colle au mien; ces "Je t'aime"

 

Dont tu uses et abuses, tel un métronome,

Me font effet et si, nous deux, dans une calanque,

Je fais main basse sur toi, ô mon amoureuse banque,

Ne sois pas farouche: il n'y a pas de problème.

 

Cette parure-là, ce n'est donc pas par hasard,

Bébé... Toi, moi, devant la glace du miroir,

Moi, ventre contre ton dos, je t'enlace et te montre

 

À travers mon érection qui s'invite, telle une invitée

De dernière minute à un repas; bien-aimée...

Mon amour... Voici que mon sexe démontre.

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Ton langage

1 Juin 2021 , Rédigé par Plaisir d'écrire Publié dans #Poésie

C'était si facile de te dire des "Je t'aime",

Ça, et mon désir fou d'enfin te rencontrer

Et même si à présent, la page est bien tournée,

Ton attitude et tes mots restent un problème.

 

À force, tu récolteras tout ce que tu sèmes,

Peut-être que lui, il comprend ton langage, qui sait...

Moi, je ne l'ai pas compris... Veux-tu m'excuser

De ne pas avoir compris ton double idiome?

 

Quand les amoureux peuvent se changer en amis,

Ce n'est donc pas un cataclysme, tu m'as bien dit...

Sache que, depuis, j'apprends à parler cette langue.

 

Une amie dit qu'elle l'appellera à l'occasion,

Son langage est à double sens, alors attention;

C'est CE langage que tu sais mettre en exergue.

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